Publié dans Société

Meurtre de Maurice Rakotomalala - Les proches de la victime réclament le « déconfinement » du dossier

Publié le mardi, 12 mai 2020


Dans la nuit du 13 mai 2018, Maurice Rakotomalala, ce chef de famille, avait été sauvagement assassiné dans le domicile du chroniqueur politique, feu Maurice Tsihavonana. La victime, elle, n’était autre que le chauffeur, ou plutôt l’ex-bras droit du chroniqueur. Depuis, l’affaire avait été déférée au Parquet d’Anosy. Normalement, la famille endeuillée s’estime en droit de savoir que les principaux suspects dans l’affaire devraient déjà croupir en prison, du moins à titre provisoire. Cependant, elle a fait l’amer constat que rien ne bouge.  C’est que le dossier aurait été « confiné » dans un cabinet du Palais de justice.  « Les principaux suspects sont toujours en cavale alors qu’ils auraient dû être emprisonnés, au moins depuis l’année dernière», clame la fille du feu Maurice Rakotomalala.

Pour les proches de celui-ci, cela reste un mystère le fait qu’aucun procès n’a toujours pas  démarré alors qu’il doit être inclus pour la session du courant de cette année, et même depuis 2019. Jusqu’à présent, même les rapports d’autopsie n’ont jamais  été connus. Et qu’il paraît ridicule aux yeux des plaignants que les assaillants auraient attaqué, et la victime, et les deux gardes du corps de M. Tsihavonana avec seulement un gourdin d’à peine un mètre de longueur. Les dires d’un avocat de la famille comme quoi ce dossier aurait dû être « dé-confiné » depuis, nourrit le doute sur une certaine anomalie dans la procédure.  Et pourtant, les proches affirment que toutes les preuves nécessaires sont déjà prêtes : photos, dossiers du BMH, etc. « Puisqu’il s’agit d’un meurtre, aucun suspect ne doit donc être nullement lavé de tout soupçon dans cette affaire »,  ajoute notre interlocutrice.

Face à cette situation, la famille de M. Rakotomalala s’adresse désormais au ministre de la Justice, et surtout au Chef de l’Etat afin qu’ils suivent de près cette affaire. Pour elle, l’actuel Président n’a pas dit vainement lorsqu’il a ordonné que tous les auteurs d’homicide devront payer au niveau pénal. Et ceux entraînés dans le meurtre de ce chef de famille ne devront pas déroger à cette règle.

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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